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Les dessous de l'histoire...
Auteur : Sloth 
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Date :    24-09-2017 13:33:50


Quand les parents exigeaient à la cantine des menus avec...alcool !





Retour en février 1956. Et il y a près de soixante ans en France, l’enjeu n’était pas encore la présence ou non de menus de substitution dans les cantines. Non, à l’époque certains parents exigeaient autre chose pour leurs enfants le midi à l’école:



"Un certain nombre de parents mettent dans le panier de l'enfant la boisson de leur choix et qui est souvent 1/2 litre de vin, ou de cidre, ou de bière suivant la région. J'ai eu vent récemment, dans la région parisienne, d'un petit drame: les parents insistant pour que la boisson soit donnée aux enfants, le discours s'y refusant, les parents ont décidé que les enfants boiraient leur vin avant d'aller à l'école. Les enfants arrivent à l'école rouges, suant et dorment à moitié toute la matinée..."



Cette voix est celle du docteur Suzanne Serin, chef de clinique en hôpital psychiatrique, qui évoque à la radio le problème de l’alcoolisme infantile.



Un problème dont on rigole encore quelques années plus tard, en 1962, dans le formidable film d’Yves Robert, La Guerre des Boutons, dans une scène mémorable :



"C'est bon la goutte !"



Au-delà des rires, un problème bien réel au point que le gouvernement Mendes France a pris en 1954, un décision radicale afin d’éradiquer la présence de l’alcool à l’école. Direction une école primaire de Boulogne-Billancourt, en mai 1955:



"J'aperçois un jeune homme, véritablement passionné par l'absorption du lait qui lui a été distribué. Il suce sa paille avec ardeur !"







La décision d’offrir du lait à chaque écolier n’avait pas uniquement comme motivation d’aider les éleveurs français, il s’agissait aussi et, peut-être même d'abord, de lutter contre l’alcoolisme infantile, un fléau véritable à une époque où l’on avait encore largement tendance à considérer l’alcool comme un bon moyen de lutter contre les microbes.



En 60 ans, les cantines sont ainsi passées d’un débat de santé publique à un débat politique…

Auteur : Sloth 
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Date :    28-09-2017 13:29:56


770 000 tonnes d’eau radioactive vont être déversées dans l’océan au large de Fukushima





Des milliards de milliards de particules fines radiotoxiques de toute sorte dont se nourriront les espèces sont sur le point d'aggraver la contamination d'une mer déjà épouvantablement marquée par les essais atomiques, les retombées initiales de Fukushima et les fuites souterraines chroniques.



« On verra bien si ça passe », cette phrase est sans aucun doute passée par la bouche des dirigeants du projet TEPCO et du gouvernement japonais avant de signer l’autorisation de déversement des tonnes d’eau radioactive dans l’océan. N’est-ce pas ?

Coupable nettoyeur

11 mars 2011 – tout le monde se souvient du tsunami qui a causé l’accident de Fukushima Daiichi. Funeste journée. Depuis, l’entreprise TEPCO (Tokyo Electric Power Energy) est en charge de démanteler, dépolluer et indemniser le site de Fukushima lors d’un chantier d’une centaine d’année, s’élevant à 177 milliards d’euros. C’est pourtant cette même entreprise qui a été accusée de manquements aux normes élémentaires de sécurité, causant les défaillances des générateurs d’urgence lors du tsunami.

Un processus de décontamination défaillant

Les travailleurs du site doivent quotidiennement injecter des centaines de mètres cube d’eau douce dans trois des six réacteurs de la centrale afin de refroidir les cœurs. Toute cette eau est ensuite récupérée afin d’être décontaminée. Seulement, la technologie actuelle permet de décontaminer 62 des 63 matières radioactives présentes sur le site – celle qui manque à l’appel n’est autre que le tritium, l’un des trois isotopes de l’hydrogène (pour ceux que cela intéresse : les isotopes sont des atomes qui possèdent le même nombre d’électrons – et donc de protons pour rester neutre – mais un nombre différent de neutrons. Les isotopes d’un élément (ici l’hydrogène) ont des propriétés chimiques identiques mais des propriétés physiques différentes (stables ou radioactifs)). Tout ça pour dire que le tritium n’est actuellement pas dé-contaminable et que sa demi-vie radioactive – c’est-à-dire le temps au bout duquel la moitié des noyaux radioactifs d’une source se sont désintégrés – est d’environ 12,3 ans (ce qui est assez court pour une matière radioactive).



Un stockage trop onéreux

A cause de cette radioactivité notoire, l’entreprise japonaise TEPCO stocke depuis 2011 l’eau contaminée au tritium sur le site de Fukushima à raison de 350 tonnes par jour. Aujourd’hui, le site abrite 580 réservoirs, soit 770 000 tonnes d’eau. La gestion et les incidents liés à ce stockage massif et croissant ont poussé l’entreprise à faire une demande au gouvernement pour pouvoir rejeter ces eaux directement… dans la mer ! Alors, « heureusement » que les spécialistes en faveur du déversement estiment que le tritium pourra être facilement dilué dans l’immensité de l’océan ; et que, de toute manière, le tritium est déjà présent en quantités infimes à l’état naturel.

Advienne que pourra

Champagne dans les bureaux de TEPCO donc, à l’annonce de l’autorisation du gouvernement du rejet dans l’océan des milliers de tonnes d’eau contaminée. Plus juteux que prévu ce petit marché de la décontamination ! Si ce projet abouti, les frais de gestion seront largement amputés. D’un côté, les pêcheurs ayant timidement repris la pêche dans la zone qui entoure Fukushima craignent « une nouvelle vague de rumeurs non fondées » et de l’autre, personne ne peut attester des conséquences de ce rejet.

En effet, 6 ans après la catastrophe, ce sont toujours 40% d’espèces qui sont impropres à la consommation selon les normes japonaises, déjà rabaissées d’un cran depuis le 11 mars 2011 et des milliers de personnes malades. L’ONG locale Green Japan dénonce un manque suffisant de moyens pour gérer cette contamination :

« Cet accident est arrivé il y a plus de six ans et les autorités auraient dû travailler à un moyen d’éliminer le tritium au lieu de simplement annoncer qu’ils vont le relâcher dans l’océan. Ils disent qu’il n’y a rien à craindre car ce sera dilué dans l’immensité de l’océan mais il n’y a aucun précédent qui prouve que déverser des déchets nucléaires dans l’océan est sans risque ».

Du coup, si l’on est pas au courant des dommages, si les risques ne sont pas écrits noir sur blanc et que « le temps nous répondra », alors allons-y ! C’est parti pour une piscine party pour le tritium et puis advienne que pourra pour l’écosystème du Pacifique.

Auteur : Bourdichon  
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Date :    04-12-2017 07:48:30


Une anomalie dans le spectre des rayons cosmiques pourrait indirectement indiquer la présence de matière noire



La mise en évidence de la matière noire, constituant environ 27% de la densité d’énergie totale de l’univers, est un des enjeux fondamentaux de l’astrophysique moderne.



Tandis que la recherche se poursuit, de nouvelles données acquises par le détecteur orbital chinois DAMPE et publiées le 29 novembre dans Nature (1), bousculent depuis quelques jours la communauté scientifique. En effet, la détection d’une anomalie dans le flux de rayons cosmiques observé pourrait être la signature indirecte de la présence de matière noire.



DAMPE et l’étude des rayons cosmiques de hautes énergies

Le DArk Matter Particle Explorer (DAMPE), lancé le 17 décembre 2015 à 500 km d’altitude, est un détecteur de particules à très hautes énergies optimisé pour l’étude des rayons cosmiques composés d’électrons et de positrons (CREs), ainsi que pour l’étude des rayons gamma. Plus particulièrement, DAMPE est calibré pour des énergies allant jusqu’à 10 TeV.



L’étude des CREs comporte un double intérêt. Premièrement, elle permet de mieux comprendre les phénomènes galactiques à hautes énergies telles que les supernovas (2). Deuxièmement, elle pourrait permettre l’observation de phénomènes liés à la matière noire, comme l’annihilation ou la désintégration de particules de matière noire.



En outre, le détecteur mesure également la direction d’incidence ainsi que la charge des particules, discriminant efficacement les protons (qui parasitent la détection) des électrons et positrons. Cette discrimination étant cruciale pour l’étude des rayons cosmiques, DAMPE est ainsi capable de rejeter plus de 99.99% des protons tout en gardant 90% des électrons/positrons.



L’équipe internationale en charge de DAMPE a analysé les données recueillies par celui-ci du 27 décembre 2015 au 8 juin 2017, soit 530 jours de détection. Durant cette période, DAMPE a enregistré plus de 2.8 milliards de flux de rayons cosmiques, dont environ 1.5 milliards composés d’électrons et de positrons supérieurs à 25 GeV.



Une anomalie dans le spectre en énergie des rayons cosmiques

Le spectre en énergie des rayons cosmiques est établi en traçant le graphe représentant le nombre de particules du flux en fonction de leur énergie. Les flux de rayons cosmiques perdent de l’énergie progressivement tout au long de leur propagation. La forme attendue du spectre en énergie dans un tel cas est donc une courbe décroissante.



Cependant, le spectre établi par les physiciens à partir des données de DAMPE a révélé d’importantes variations. Plus précisément, le spectre montre nettement une « cassure » aux alentours de 0.9 TeV (900 GeV). Cette « cassure spectrale » n’est toutefois pas une véritable nouveauté.



En effet, en 2008 et 2009, la collaboration HESS (High Energy Stereoscopic System), composée d’un réseau de télescopes à imagerie Tcherenkov situés en Namibie, avait analysé les résultats tirés de l’étude des rayons cosmiques à haute énergie et avait déjà pu établir un spectre en énergie anormal, présentant une cassure (3). Néanmoins, à l’époque, cette cassure avait été expliquée par les incertitudes de mesures des instruments.







Les récents résultats de la collaboration DAMPE viennent donc conforter les précédents résultats de HESS. En effet, malgré la prise en compte nécessaire d’incertitudes statistiques sur les flux, l’instrumentation de DAMPE permet de grandement réduire ces dernières et de confirmer sans ambiguïté la présence effective d’une cassure dans le spectre en énergie des CREs.



Cette cassure aux environs des 0.9 TeV n’est pas la seule anomalie provocant l’agitation de la communauté scientifique. Le spectre met également en évidence un point isolé à 1.4 TeV (1400 GeV) avec une incertitude très faible sur la mesure. Alors qu’à ce niveau d’énergie le nombre d’électrons et de positrons devrait continuer à diminuer, ce point montre au contraire un nombre anormalement élevé.



Une signature indirecte de la présence de matière noire ?

Selon les physiciens de la collaboration DAMPE, cette distribution anormale du spectre en énergie des CREs et ce point à 1.4 TeV pourraient être la signature indirecte d’annihilations ou de désintégrations de particules de matière noire. Hypothèse confortée par diverses études publiées sur arXiv et qui ont directement suivi la publication des résultats de DAMPE.



Dans une étude parue le 30 novembre 2017 (4), les physiciens X. Liu et Z. Liu montrent que la présence d’un excès d’électrons/positrons aux alentours de 1.4 TeV pourrait indiquer des désintégrations de particules de matière noire au sein d’un halo local de matière noire, à proximité du Système solaire.



Dans une autre étude parue au même moment (5), une équipe australienne de physiciens montre que l’excès constaté à 1.4 TeV concorde bien avec certains modèles de matière noire impliquant la désintégration de particules de matière noire sous l’interaction de bosons noirs.



Enfin, une troisième étude parue également le 30 novembre 2017 (6) montre que l’anomalie spectrale est correctement expliquée par le modèle de matière noire de Dirac, qui introduit le mécanisme de désintégration de la matière noire sous l’action d’un boson noir Z’. Dans ce modèle, une paire d’électron-positron est produite suite à la désintégration d’une paire de particules de matière noire suivant la réaction χ ̄χ→ Z′→ e ̄e. Cette désintégration se produit à des niveaux d’énergies compatibles avec les 1.4 TeV détectés.



Cependant, comme le rappelle Chang Jin (porte-parole de la collaboration DAMPE), bien que l’anomalie spectrale observée soit parfaitement compatible avec l’hypothèse de la matière noire, les résultats ne permettent en aucun cas de trancher, de confirmer ou infirmer cette hypothèse. La distribution anormale du spectre pourrait également être due à des événements astrophysiques ultra-énergétiques, comme les supernovas ou des éjections de pulsars.



C’est pourquoi la durée de fonctionnement de DAMPE, initialement prévu pour durer seulement trois ans, vient d’être étendue pour plusieurs années supplémentaires. Les améliorations qui lui seront apportées dans le futur permettront de diminuer toujours plus les incertitudes de mesure, tout en poussant sa sensibilité de détection au-delà des 10 TeV.



Les données ainsi recueillies seront cruciales car elles permettront de contraindre plus précisément les valeurs spectrales des CREs, dans le but de pouvoir finalement identifier la véritable source de ces anomalies : supernovas, pulsars ou matière noire.





En savoir plus sur http://trustmyscience.com/anomalie-dans-le-spectre-des-rayons-cosmiques-pourrait-signer-la-presence-de-matiere-noire/#ExrYqe29RDpFMMPJ.99
Auteur : Cqfd 
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Date :    04-12-2017 08:24:16


Utiliser sa matière grise pour chercher de la matière noire

Pourquoi pas ....

Mais quand même , il y a ça aussi

youtu.be/_7Oe5S2-CDw
Auteur : Bourdichon  
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Date :    04-12-2017 14:12:26


Le nouveau « Notre Père » entrera en vigueur le 3 décembre



La Conférence des évêques de France (CEF) a annoncé, vendredi 31 mars, l’entrée en vigueur de la nouvelle traduction du « Notre Père », dans toute forme de liturgie publique, le premier dimanche de l’Avent 2017



Les catholiques ne diront bientôt plus « Ne nous soumets pas à la tentation », mais « Ne nous laisse pas entrer en tentation ». Cette modification du sixième verset du « Notre Père » entrera en vigueur le dimanche 3 décembre, comme l’ont décidé les évêques de France réunis à Lourdes en Assemblée plénière de printemps.

Selon un communiqué, publié vendredi 31 mars par la Conférence des évêques de France (CEF), « l’entrée en vigueur de la nouvelle traduction du ’Notre Père’ dans toute forme de liturgie publique aura lieu le premier dimanche de l'Avent 2017», qui ouvrira, le 3 décembre, la nouvelle année liturgique.

La nouvelle traduction intégrale en français de la Bible liturgique avait été validée par le Vatican à l'été 2013, après dix-sept années de travail. Mais ce feu vert était resté sans effet jusqu’à ce jour en ce qui concerne la manière de réciter le « Notre Père ».

Des divergences de vues



Les nouveaux livres liturgiques devaient être utilisés à partir du 5 mars dernier, pour le 1er dimanche de Carême. Mais cette mise en œuvre avait été reportée, en raison de divergences de vues entre les Conférences épiscopales francophones et la Congrégation pour le culte divin à Rome.

La version actuelle du « Notre Père » est utilisée depuis 1966, à la suite d’un compromis œcuménique signé dans la foulée du concile Vatican II. Mais un problème était apparu d’un point de vue théologique à propos de la sixième demande : « Ne nous laissez pas succomber à la tentation » était devenu « Ne nous soumets pas à la tentation ».

En fait, le verbe grec « eisphérô » (Mt 6,13) qui signifie littéralement « porter dans », « faire entrer », aurait dû être traduit par « Ne nous induis pas en tentation » ou « Ne nous fais pas entrer en (dans la) tentation », ou encore « Ne nous introduis pas en tentation ».

Un nécessaire approfondissement théologique



Or la formulation de 1966 laissait supposer une certaine responsabilité de Dieu dans la tentation qui mène au péché, comme s’il pouvait être l’auteur du mal. Cette traduction pouvant prêter à confusion, il fallait donc un approfondissement théologique.

L'Église protestante unie de France (EPUdF), qui réunit luthériens et réformés, a elle aussi validé ce changement, lors de son synode national du printemps 2016.

Claire Lesegretain (avec AFP)
Auteur : Bourdichon  
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Date :    08-12-2017 16:33:19


Des astronomes ont découvert un trou noir supermassif à 13 milliards d’années-lumière, le plus éloigné jamais identifié !

Des astronomes ont découvert un trou noir supermassif de quelques 800 millions de masses solaires, situé à 13.1 milliards d’années-lumière de la Terre, soit seulement 690 millions d’années après le Big Bang.

C’est le trou noir le plus éloigné jamais découvert, situé à 13.1 milliards d’années-lumière de la Terre, quand l’univers n’était qu’à 5% de son âge actuel, soit environ 690 millions d’années après le Big Bang. « Rassembler toute cette masse en moins de 690 millions d’années est un énorme défi pour les théories de la croissance des trous noirs supermassifs », a déclaré Eduardo Bañados de l’Université Carnegie Mellon, qui a dirigé l’étude. Auparavant, le trou noir connu le plus ancien datait du moment où l’univers n’avait qu’environ 800 millions d’années.



Mais ce trou noir récemment découvert, nommé J1342 + 0928, se trouve au centre d’un disque de gaz très brillant, en orbite au centre d’une galaxie, formant un quasar. Le trou noir a été découvert à partir des données de plusieurs grandes enquêtes menées par les scientifiques : les données de la DECam Legacy Survey (DECaLS), à l’Observatoire interaméricain du Cerro Tololo au Chili, ainsi qu’aux données infrarouges du WISE (Wide-Field Infrared Survey Explorer) de la NASA et de l’UKIDSS (United Kingdom Infrared Telescope Infrared Deep Sky Survey). Le télescope Gemini North a également été utilisé pour mesurer la masse du trou noir.



Il faut savoir que les quasars sont les objets les plus brillants de l’univers et certains émettent des milliers de fois plus de lumière qu’une grande galaxie. Bien entendu, les trous noirs n’émettent pas de lumière directement. La lumière provient du disque d’accrétion autour du trou noir, car la poussière et le gaz tourbillonnent à des vitesses énormes et génèrent de ce fait d’immenses frictions, étant soumis à la très grande force gravitationnelle du trou noir au centre. En dépit de leur grande luminosité, tous les quasars découverts à ce jour sont si éloignés qu’ils ne peuvent être vus à l’œil nu. Ils ne peuvent être observés (la lumière se dégageant du disque d’accrétion) qu’avec des télescopes très puissants.



Cependant, les quasars peuvent être des outils très utiles pour étudier l’univers primitif, car la lumière de leur disque d’accrétion peut être analysée afin de révéler des informations sur l’hydrogène. Et J1342 + 0928 est si ancien, qu’il pourrait bien nous révéler des informations quant à un élément crucial dans l’histoire de l’univers : l’époque de réionisation (soit dans les 700 millions d’années après le Big Bang).



En effet, juste après le Big Bang, l’univers était une sorte de « soupe primordiale », sombre et chaude à l’échelle cosmique, et en expansion rapide. Au fur et à mesure de son expansion, l’univers s’est alors refroidit, amenant les protons et les neutrons à se combiner en atomes d’hydrogène ionisés. Puis, autour des 240 000 à 300 000 ans après le Big Bang, ces atomes d’hydrogène ont attiré des électrons, se fondant littéralement en hydrogène neutre.



À ce stade, la lumière pouvait voyager librement à travers l’univers, car elle ne diffusait plus les électrons libres. Mais ce n’est que lorsque la gravité a commencé à rassembler les premières étoiles et galaxies dans ce vide rempli d’hydrogène, que la lumière des étoiles est apparue. Et c’est peu de temps après, selon les théories actuelles, que l’hydrogène neutre a été excité par la lumière ultraviolette de ces étoiles, galaxies, quasars (ou par une combinaison de ces trois éléments).



Cet effet a réionisé la plus grande partie de l’hydrogène de l’univers, le divisant en protons et en électrons. Puis, environ un milliard d’années après le Big Bang, ce processus de réionisation était terminé.



Mais il reste difficile à déterminer le commencement exact de l’époque de réionisation. « La réionisation a été la dernière grande transition de l’univers, et est l’une des frontières actuelles de l’astrophysique », a déclaré M. Bañados.





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Des astronomes ont découvert un trou noir supermassif à 13 milliards d’années-lumière, le plus éloigné jamais identifié !



Stéphanie Schmidt 7 décembre 2017 Espace & Astrophysique

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quasar univers primitif primordial trou noir supermassif gargantuesque| Robin Dienel/Carnegie Institute of Science



Des astronomes ont découvert un trou noir supermassif de quelques 800 millions de masses solaires, situé à 13.1 milliards d’années-lumière de la Terre, soit seulement 690 millions d’années après le Big Bang.







C’est le trou noir le plus éloigné jamais découvert, situé à 13.1 milliards d’années-lumière de la Terre, quand l’univers n’était qu’à 5% de son âge actuel, soit environ 690 millions d’années après le Big Bang. « Rassembler toute cette masse en moins de 690 millions d’années est un énorme défi pour les théories de la croissance des trous noirs supermassifs », a déclaré Eduardo Bañados de l’Université Carnegie Mellon, qui a dirigé l’étude. Auparavant, le trou noir connu le plus ancien datait du moment où l’univers n’avait qu’environ 800 millions d’années.



Mais ce trou noir récemment découvert, nommé J1342 + 0928, se trouve au centre d’un disque de gaz très brillant, en orbite au centre d’une galaxie, formant un quasar. Le trou noir a été découvert à partir des données de plusieurs grandes enquêtes menées par les scientifiques : les données de la DECam Legacy Survey (DECaLS), à l’Observatoire interaméricain du Cerro Tololo au Chili, ainsi qu’aux données infrarouges du WISE (Wide-Field Infrared Survey Explorer) de la NASA et de l’UKIDSS (United Kingdom Infrared Telescope Infrared Deep Sky Survey). Le télescope Gemini North a également été utilisé pour mesurer la masse du trou noir.



Il faut savoir que les quasars sont les objets les plus brillants de l’univers et certains émettent des milliers de fois plus de lumière qu’une grande galaxie. Bien entendu, les trous noirs n’émettent pas de lumière directement. La lumière provient du disque d’accrétion autour du trou noir, car la poussière et le gaz tourbillonnent à des vitesses énormes et génèrent de ce fait d’immenses frictions, étant soumis à la très grande force gravitationnelle du trou noir au centre. En dépit de leur grande luminosité, tous les quasars découverts à ce jour sont si éloignés qu’ils ne peuvent être vus à l’œil nu. Ils ne peuvent être observés (la lumière se dégageant du disque d’accrétion) qu’avec des télescopes très puissants.



Cependant, les quasars peuvent être des outils très utiles pour étudier l’univers primitif, car la lumière de leur disque d’accrétion peut être analysée afin de révéler des informations sur l’hydrogène. Et J1342 + 0928 est si ancien, qu’il pourrait bien nous révéler des informations quant à un élément crucial dans l’histoire de l’univers : l’époque de réionisation (soit dans les 700 millions d’années après le Big Bang).



En effet, juste après le Big Bang, l’univers était une sorte de « soupe primordiale », sombre et chaude à l’échelle cosmique, et en expansion rapide. Au fur et à mesure de son expansion, l’univers s’est alors refroidit, amenant les protons et les neutrons à se combiner en atomes d’hydrogène ionisés. Puis, autour des 240 000 à 300 000 ans après le Big Bang, ces atomes d’hydrogène ont attiré des électrons, se fondant littéralement en hydrogène neutre.



À ce stade, la lumière pouvait voyager librement à travers l’univers, car elle ne diffusait plus les électrons libres. Mais ce n’est que lorsque la gravité a commencé à rassembler les premières étoiles et galaxies dans ce vide rempli d’hydrogène, que la lumière des étoiles est apparue. Et c’est peu de temps après, selon les théories actuelles, que l’hydrogène neutre a été excité par la lumière ultraviolette de ces étoiles, galaxies, quasars (ou par une combinaison de ces trois éléments).



Cet effet a réionisé la plus grande partie de l’hydrogène de l’univers, le divisant en protons et en électrons. Puis, environ un milliard d’années après le Big Bang, ce processus de réionisation était terminé.



Mais il reste difficile à déterminer le commencement exact de l’époque de réionisation. « La réionisation a été la dernière grande transition de l’univers, et est l’une des frontières actuelles de l’astrophysique », a déclaré M. Bañados.







C’est là que J1342 + 0928 entre en jeu. L’analyse de sa lumière montre qu’une proportion significative de l’espace qui l’entoure est encore composé d’hydrogène neutre, 690 000 ans après le Big Bang. Cela signifie que la réionisation peut s’être produite relativement tard, dans la vie de l’univers.





Mais J1342 + 0928 soulève quelques questionnements. Il est comparable en masse aux trous noirs supermassifs que nous connaissons actuellement (qui sont plus proches et moins âgés), ce qui signifie qu’il a dû avoir une galaxie relativement bien garnie à proximité afin de s’en nourrir, et que celle-ci a du se former en très peu de temps, selon nos modèles actuels concernant l’évolution galactique.



Cette découverte fait partie d’une étude à plus long terme, visant à trouver des quasars dans l’univers primitif et primordial. L’équipe de chercheurs estime qu’il y aurait entre 20 et 100 objets aussi brillants et aussi éloignés que J1342 + 0928 qui n’attendent qu’à être découverts.



En découvrir plus permettra aux astronomes de reconstituer les données statistiques sur l’univers primitif et l’époque de la réionisation. Et également, espérons-le, à élaborer un modèle d’évolution galactique qui puisse les expliquer. « C’est une découverte très excitante, réalisée en utilisant la nouvelle génération de technologie de sondages étendus et sensibles, que les astronomes effectuent grâce au Wide Field Infrared Survey Explorer de la NASA, qui se situe en orbite, ainsi que par le biais des télescopes au sol au Chili et à Hawaï », a déclaré Daniel Stern du Jet Propulsion Laboratory de la NASA. « Avec la construction de plusieurs installations de nouvelle génération, encore plus sensibles, nous pouvons nous attendre à de nombreuses découvertes passionnantes concernant le début de l’univers, dans les années à venir », a-t-il ajouté.





En savoir plus sur http://trustmyscience.com/des-astronomes-ont-decouvert-le-trou-noir-supermassif-le-plus-eloigne-jamais-identifie/#mwm0SvMQIWjS12Ju.99
Auteur : Bourdichon  
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Date :    10-12-2017 07:37:44


Rétrospective : la mire à la télévision (1953 – 2002)



Comme vous l’avez peut-être remarqué, VivelaPub a changé de logo. Au-revoir « le Cri » de Munch, bonjour à la mire smiley ! A cette occasion, je vais vous parler d’un temps que les moins de 10 ans ne connaissent sans doute pas, le temps des mires à la télévision !



La mire ? Mais oui, cette image fixe présente lorsqu’il n’y avait pas d’émission, dont les couleurs criardes servaient à étalonner l’affichage du téléviseur de l’époque pré-numérique ! Remontons le temps jusqu’à la préhistoire de la télévision.

18 septembre 1937 : un émetteur d’ondes courtes d’une définition de 180 lignes est installé sur la Tour Eiffel depuis 2 ans. Afin de tester un nouvel émetteur, d’une définition de 480 lignes, une image fixe est télédiffusée dans un rayon de 100 km.



En 1943, alors que la France est occupée par l’Allemagne, les occupants mettent en place leur émetteur sur la Tour Eiffel. La Fernsehsender Paris diffuse des émissions en français et en allemand et est reçue par un millier de récepteurs (essentiellement installés dans les hôpitaux et les foyers pour soldats).



Le logo de la Fernsehsender Paris était paraît-il accompagné de la musique « Sur le pont d’Avignon » !



En 1945, la France Gaulliste reprend son pouvoir et remet en place son émetteur de la Tour Eiffel.



Le patriotisme est à son paroxysme, l’emblème Gaulliste s’impose au cœur de l’image !



En 1953 apparaît sur les ondes de l’unique chaîne française, la RTF (Radiodiffusion-Télévision Française), ce que l’on considère aujourd’hui comme la première mire : la mire au cheval de Marly.



Les différents quadrillages devaient probablement servir à régler l’image d’une quelconque façon.



24 décembre 1959, la télévision s’offre en cadeau de noël une pendule pour célébrer l’approche du 1 500 000ème téléspectateur. La pendule de Houriez permettait de régler sa montre et de patienter durant les interludes et les interruptions techniques.



...





En France

Au lancement des programmes de la télévision française en 1935, il n'existait aucun système d'aide au réglage du signal. Ce n'est qu'au moment de la diffusion des programmes que ce réglage était possible, avec bien souvent de mauvais résultats persistants où en dehors de ces heures n'apparaissait que l'identité visuelle de la station d'émission, réduite à une image fixe généralement sans son.



La plus ancienne mire à quadrillages digne de ce nom fait son apparition en France à partir de 1953. Il s'agit de celle utilisée durant tout le reste de la période R.T.F. et de l'O.R.T.F. bien connue sous le nom évocateur de la « mire au cheval de Marly » représentée en son milieu par cette même image, bordée de diverses formes quadrillées et circulaires. La deuxième chaîne utilise dès son lancement (en 1963) un modèle aux caractéristiques semblables. C'est une image représentant un bouquet de roses qui en occupera le centre dès 1967 à la suite de la colorisation des programmes. Une version secondaire de la mire de la deuxième chaîne (en monochrome) a permis par ailleurs, d'expérimenter une diffusion en duplex des programmes radiophoniques de France Inter. La troisième chaîne lancée en fin d'année 1972 fait figure d'exception en renonçant à la diffusion d'une quelconque mire, tout simplement remplacé par son logo statique (avec animation musicale) aux heures où aucune émission n'avait lieu [1].



En 1975, la mire de type TDF est dorénavant utilisée à la suite de l'éclatement de l'O.R.T.F. dont la présentation est quasi-identique pour les trois chaînes françaises existantes alors. Seule TF1 conserve la mire au cheval de Marly pour les programmes diffusés en noir et blanc via l'émetteur de la Tour Eiffel qui perdureront jusqu'au 19 juillet 1983.



La première chaîne à avoir supprimé la mire en faveur d'un régime d'émissions 24/24 heures, est M6 dès 1988. Ce sont ensuite les chaînes TF1 et Antenne 2 en 1991, l'opération est effectuée par Canal+ en 1997 puis par La Cinquième en 1998.



C'est France 3 qui est la dernière des chaînes principales à l'avoir abandonnée, à la suite de la mise en place d'une diffusion d'émissions nocturnes en continu dès 2002.





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